Une question de savoir vivre. À deux ou pas.

<  

Chaque fois qu’on me félicite pour la façon dont mes enfants sont élevés, je suis contente mais surtout surprise. Ils sont élevés comme ils devraient l’être. Ils sont polis, ils sont courtois, ils savent vivre, rien de bien extraordinaire honnêtement . Puis, quand je regarde certains enfants je comprends qu’à côté, mes enfants ont effectivement l’air ben ben hot. Et bien je me rends compte que c’est pareil avec les adultes. Le savoir vivre se perd et y’a rien comme cumuler les rendez-vous et/ou écrire un blogue pour s’en rendre compte.

Suite à la parution du texte de la semaine passée, dans lequel une de mes lectrices avouait avoir été blessée par le pas-de-couilles-pas-de-nouvelles d’un homme avec qui elle était sortie quelques fois, j’ai été rien de moins que flabergastée par certains commentaires.

Pourtant, je devrais le savoir qu’on est rendus là!

On vit à une époque où on laisse la porte se refermer sur la personne qui est derrière nous, où on ne salue son voisin que s’il nous regarde droit dans les yeux et où on regarde une femme enceinte debout dans le métro en se disant ” Pourquoi j’te donnerais ma place? Tu voulais un bébé? Ben ça c’est ton problème, moi, j’suis fatigué!”. Et j’exagère à peine. Le savoir-vivre, c’est le contraire de la barbe et du tatouage en 2014, c’est pas à la mode pantoute et certains commentaires l’ont brillamment prouvé.

Les ” Reviens-en, il voulait clairement rien savoir de toi, passe à un autre appel”

ou encore

S’il fallait qu’on donne un compte rendu à chaque fois qu’on est pas intéressé!”

et j’en passe et j’en oublie délibérément parce que sinon j’vais passer ma journée à marcher en rond dans ma maison en criant ” Ben voyons donc sacr*ment!!!”.

Veux-tu ben me dire sur quelque planète c’est normal d’investir du temps, de l’énergie et de l’attention dans une relation avec quelqu’un, aussi infime soit-elle, pour ensuite décider de faire comme si l’autre n’avait tout simplement jamais existé?

Et l’autre qui dit ” Arrêtez donc de regardez des films d’amours aussi!”.

Aye! On dit ça à la fille qui attend le gars qui va la demander en mariage en haut de la Tour Eiffel, qui pense qu’il va lui composer des tounes ou nommer une étoile à son nom, pas à la fille qui s’attend à ce qu’un gars soit capable de dire “Oh, by the way, j’le sens pas nous deux, j’te souhaite bonne chance dans tes recherches!”!!!

Est-ce vraiment si pénible de prendre le temps de traiter les autres comme s’il valaient quelque chose eux aussi? Je comprends qu’on est rendus à l’ère Tinder où on regarde quelqu’un et qu’on le swap du doigt s’il ne nous plaît pas mais quand on rencontre la personne ce n’est plus juste une photo parmi tant d’autres, que la personne vous plaise ou pas.

Quand les motocyclistes se voient les uns les autres, ils se saluent de la tête, pareil pour les gens en bateau et pour toutes sortes de situations de points communs que se trouvent les gens. Être célibataire c’est un point commun aussi, assez majeur même. Il me semble que ça serait possible de se saluer plutôt que de regarder par terre en s’disant “si elle me parle j’pars à courir!”, non??

C’est tu réellement siiiiii difficile, siiiiiiii demandant et impliquant de prendre 2 minutes de son temps pour envoyer un petit courriel pour clarifier les choses? Quand vous visitez une maison dans le but de l’acheter, si elle ne nous plaît pas, sortez vous en catimini par la fenêtre des toilettes ou vous dites à l’agent d’immeuble ce que vous en pensez, ou, à tout le moins “Merci, on va y penser”? Et S’il vous rappelle, vous allez juste éviter ses appels et si vous le croisez vous allez changer de côté de rue? C’est drôle mais j’pense pas moi.

Et si vous trouvez sincèrement que c’est ben du trouble de dire aux gens que vous fréquentez qu’ils ne vous plaisent pas, soyez au moins assez adulte pour le mettre dans votre fiche!

” Je suis bla bla bla et bla bla bla. J’aime bien les rendez-vous mais pas donner suite si la personne ne m’intéresse pas. Ma politique à moi c’est don’t call us we’ll caliss”.

 

Suivez-nous sur

4 pensées sur “Une question de savoir vivre. À deux ou pas.

  • 22/11/2014 à 17:40
    Permalink

    “Don’t call us we’ll caliss” J’ADORE x)

    Répondre
  • 02/12/2014 à 10:38
    Permalink

    Il est possible que je généralise, mais se pourrait-il que les personnes qui n’osent pas dire à l’autre que ça ne clique pas seraient les premiers à s’offusquer de subir un tel “affront”?

    À moins que l’autre personne ait fait quelque chose de grave, aie la politesse de le lui dire.

    De plus, la personne qui attend une réponse aurait peut-être eu la chance de rencontrer quelqu’un d’autre si elle avait eu l’heure juste, surtout si elle n’est pas du genre à courir plusieurs lièvres à la fois.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.