Les fêtes à’marde.

En rappel, un de me textes de Noël, j’pense pas que ça ait ben ben changé… :p

On n’avait pas encore rangé nos costumes d’Halloween qu’on nous garrochait déjà dans le temps des fêtes. Hier soir en marchant sur ma rue et en voyant qu’ils trônaient dans pratiquement tous les salons, j’ai réalisé que j’étais probablement en retard avec mon pas-de-sapin… un 5 décembre!

Je vis à Montréal mais clairement dans le quartier du déni. Je repousse tout le temps tout ce qui a trait aux fêtes parce que j’aime pas ça les fêtes. J’aime le congé, j’aime tout ce temps avec mes enfants, la vacance en soi, oui mais le reste, non. En couple j’ai aimé ça par moments mais seule avec 2 enfants qui ont deux papas, les fêtes, c’est tout sauf simple. J’ai déjà fait un vidéo à cet effet, si vous voulez voir à quoi ressemblent mes fêtes, ça ressemble pas mal à ça.

Mis à part les maux de tête que me donnent les horaires que je dois gérer, il y a le célibat qui ne me fait pas aimer les fêtes, je l’avoue.

Voici entre autres pourquoi mes fêtes, c’est souvent des fêtes de Marde.

Une tante m’appelle pour savoir si je vais venir au souper ou à la soirée X.
– Oui je vais venir.
– Accompagnée?
– Oui, les enfants seront là.
– Super! Mais je voulais dire… accompagnée… par… quelqu’un?
– (soupir) Non, j’ai pas de chum.
– (silence) Ah. (malaise) Ben, on a ben hâte de vous voir pareil!”

Typical.

Selon le dictionnaire, célibataire ça veut dire ceci :
Le célibat est l’état d’une personne qui est en âge de vivre en couple ou d’être mariée mais qui n’a pas de conjoint dans sa vie amoureuse et sexuelle.

Notez le mot ÉTAT.

Ça sonne presque que comme une maladie. Pas pour rien que côtoyer ma famille avec pas-de-chum c’est comme si j’avais une petite maladie invisible. Pour me guérir, y’en a de la matante qui pense qu’il me faut une greffe de chum.

Y’a celle qui va voir son fils et qui dit : “Ben voyons donc Mathieu*, vous avez presque le même âge, tu dois ben avoir ça, toi, un ami pour ta belle cousine Anne-Marie?”

Là, le pauvre cousin sourit un peu niaiseusement et dans ses yeux il est écrit “Euh… J’habite à 45 minutes de Montréal, mes amis sont pas ton genre et inversement, t’es ben fine mais j’te connais pas dans le fond, pis… il doit ben rester de la bière, go je vais m’en chercher une” et il part.

Y’a la tante qui me prend à part et me dit: ” Veux-tu m’a te dire quelque chose?”

Et là notez que c’est une fausse question parce que j’ai pas le temps de répondre, elle est déjà repartie.

“Toi! Toi, t’as compris quelque chose. Regarde moi. Je l’aime ton oncle, ben oui, c’est sûr. J’ai-tu le choix? Mais on fait chambre à part depuis 20 ans, pis laisse-moi te dire que c’est la meilleure décision qu’on a prise. Ça pis une femme de ménage. Mais je l’aime là, à la vie, à la mort. Mais des fois (là elle s’approche avec son haleine de crème de menthe pour me chuchoter), y m’énarve… m’énarve!!! Veux-tu m’a te le dire moi? Tout ce que ça te prend c’est un homme pour… tsé veux dire de temps en temps pis t’es en business. Pis même ça, fais-toi-z-en pas, rendue à mon âge ça te tentera même plus”.

Elle rit trop fort puis part se resservir du digestif vert douteux.

Puis, arrive généralement l’oncle, bière à la main et qui dit :
“Ben voyons, encore toute seule toi? (il regarde autour de toi, comme si un gars allait apparaître soudainement du plafond) Hé j’te dis. Veux-tu ben me dire qu’est-ce tu leur fais? Leur fais-tu peur tant que ça ou bedon t’as un maudit caractère de cochon ?”

Généralement, je réponds “Un peu des deux j’pense. (rire malaisant) Euh… ‘Est où la bière, mononcle?”

Y’en a même qui vont jusqu’à inclure les enfants dans les beaux petits malaises de Noël en disant des choses comme “Toi, ma belle fille, aimerais-tu ça que ta maman finisse par avoir un amoureux?”.

Là, ce n’est plus où est la bière mais plutôt où sont les couteaux.

Après cette festive soirée qui s’achève avec des : “En tout cas, moi cette année je te souhaite de trouver le bon… mais sois donc pas si difficile aussi!!” et un petit: ” Tsé que si tu nous ramènes une blonde l’an prochain, ça nous dérange pas!” suivi d’un oncle qui rajoute un subtil: “Surtout si ‘est cute” et le tout se termine en beauté sur une chorale d’oncles qui rient.

Je rentre chez nous, avec ma fille qui dort dans mes bras, que j’essaie de monter au deuxième étage tant bien que mal pendant que mon fils traîne les cadeaux et les sacs remplis de tupperwares.

Parce que c’est bien connu: une fille toute seule, ça mange. Donc c’est à moi qu’on refile les restants. Ça fait ben mon affaire, même si c’est des restants de pitié, ça me fait ça de moins à cuisiner les jours suivants.

Puis je me couche en me disant que l’année prochaine, je vais sincèrement tenter de soudoyer un de mes amis comédiens pour qu’il vienne, me fasse honte (à ma demande) et qu’on me sacre patience pendant un petit 2 ou 3 ans.

Et vous les fêtes, amour, haine, un peu des deux?

* Tous les noms ont été changés parce que sinon c’est clair que je reviens sans mes tupperwares plein de restants.

 

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4 pensées sur “Les fêtes à’marde.

  • 19/12/2015 à 20:34
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    Sur le bord de mon père. Sont très fort dans le genre ” Tu t’es pas faite une blonde? Tu vas mourrir vieux-garçon!” Maintenant je peux leurs répondre maintenant ” Oui j’en ai 6” ( en faisant référence à mes Rates Domestiques.) Heureusement, je ne connaitrai pas ça cet année.

    Je sais que c’est hors contexte, mais le temps des fêtes pour un ancien Alcoolique (ou Alcoolique, certain crois qu’on l’ai toujours) c’est dur. Parce qu’on ce fait offrir toujours des verres. Mais on veut pas faire une rechute.

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  • 10/12/2016 à 17:24
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    Tu as raison, le monde en couple n’invite pas des célibataires comme moi…qui va jaser avec leur chum ? Pauvre petit il va etre tout seul…on derange les célibataires

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  • 17/12/2016 à 16:46
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    Les fêtes c’est encore pire quand ton couple marche plus et qu’on se laisse une semaine avant Noël parce qu’on a pas envie de faire semblant que ça va bien…😢

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  • 01/01/2017 à 16:01
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    Moi, c’est ma mère, qui me fatigue avec ses petits commentaires pour essayer de me “matcher” du genre: “un tel est seul, et a l’air gentil”. ça m’énerve!!! Ses critères de sélections ne sont pas du tout les mêmes que les miens…lol…celui qu’elle pense qui serait intéressant pour moi, ne m’intéresse pas du tout. Ou bien elle dit après que j’ai subi un échec amoureux: “ah!! tu n’as pas trouvé “le bon”….LE BON???? c’est quoi ça?????… je n’y crois plus. Dans les partys de famille du temps de fêtes, c’est certain que l’on se sent un “extra terrestre” parmi tout les autres qui sont en couple. Les maudites pressions sociales..j’en suis profondément écœurée!!!! Dans ma famille, ils sont tous des “vieux couples” qui s’endurent depuis 40 ans et qui font chambre à part. Si c’est ça la vie de couple à long terme!!! Ouf, que ça doit être plate!!! Pire: les sujets de discussions: je n’ai rien en commun avec eux. Je me sens, la plupart du temps exclus. C’est ben plate! Ils sont “habitués” de me voir seul; ils savent que je suis une solitaire pure et dure, aux échecs amoureux multiples, alors, au moins, ils me laissent tranquille. Pas de questions embarrassantes venant de leur part.

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