F*ck le prince charmant!

Est-ce que c’est la faute  aux contes de fées, au cinéma américain, à la société et ses faux idéaux ou à ma grande naïveté? Depuis mon premier chum, Billy, un des buts de ma vie ça a été  d’avoir un chum. Un amoureux. Un quelqu’un qui m’aime plus spécialement que les autres. Comme si c’était une condition sine qua none au bonheur.  J’étais convaincue et désormais bien conditionnée au fait qu’une femme le devient réellement quand elle est la femme de quelqu’un

Z’avez remarqué comme l’épouse dit mon mari alors que l’époux, lui, dit ma femme ? Ça aide pas.

C’est donc vers  10-11 ans que ma vie se résumait à ceci, soit j’avais un chum, soit j’en magasinais un. Au pire des cas, j’avais  l’œil sur quelqu’un. Et comme j’ai deux yeux, c’ était pas rare que mes yeux soient chacun sur 2 quelqu’uns différents.  Mes critères pour avoir un kick sur un gars à cette époque? Être cute. Si en plus il savait que j’existais: woot woot! Il se voyait automatiquement surclassé en classe gars-super-hot. Évidemment, en vieillissant je suis devenue  plus exigeante (ou lucide?) alors  les critères se sont accumulés pour devenir une liste d’épicerie… Ironiquement, la même maudite liste s’est mise à raccourcir vers  40 ans. Ok, yé pas obligé d’être super cute mais ça serait l’fun que j’ai pas envie de le “blurrer” sur nos photos de couples!  Ahhh, le cercle de la vie!

Quand j’y pense aujourd’hui, je me rend compte que toute jeune et longtemps après, j’étais vraiment convaincue que si j’avais un chum, je serais heureuse, et donc  que célibataire = malheur. Comme si mon bonheur n’avait qu’un lointain rapport avec moi, mais tellement avec l’autre. J’ai toujours attendu qu’un homme vienne faire mon bonheur à ma place, un peu comme la bonne fée dans Cendrillon. Et d’ailleurs, parlons-en de Cendrillon!  Un conte de fée pas à peu près : elle torche 3 femmes désagréables, habillée en guénille, et pouf, une fée marraine apparaît, la fait habiller par des Souris-Airoldi, l’envoie au bal en citrouille pimpée et v’la ti pas que ça fini qu’elle marie le Prince. Juste ça. Ça donne presque le goût de faire le ménage! Presque.

Conditionnée et bombardée à grands coups de  Cendrillon, Blanche-Neige et autres filles qui se font sauver par des gars, disons que c’était facile de croire que le bonheur passait par là. Le gars.

Sauf que me v’là rendue à 40 ans et  je me rends compte que la plupart des larmes, angoisses et  dépressions  de ma vie sont directement liées à mes relations (espérées ou vécues) avec des hommes.

Ça fait que Cendrillon, la prochaine fois, laisse faire le bal pis va t’acheter du poison à rat.. Pour les belles-sœurs et les souris.

"Le prince charmant c't'un cave pis la princesse c't'une grosse salope. Y'en aura pas de facile."    -Lisa Leblanc

*Ce texte  se retrouve aussi dans le livre “Ma vie amoureuse de marde” publié aux Édition de l’homme , disponible en librairie et ici

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