L’amour en deuil

Cette semaine, je cède ma page à une fille qui, à peine au le début de la vingtaine, se demande où trouver l’espoir dans sa vie amoureuse…

L’amour n’a pas d’âge. Les problèmes qui viennent parfois avec non plus.

________

Je suis tombée sur ton site et ça m’a donné le goût d’écrire quelque chose, alors je lance une bouteille à la mer de courriel que tu dois recevoir, mais j’ai envie de partager mon histoire.

 
Ça fait quatre ans que je suis célibataire. J’ai 22 ans et même si on me dis que je suis jeune et que j’ai la vie devant moi pour me marier et avoir des enfants (bref, le conte de fée occidentale), ça fait quand même quatre ans que je suis célibataire et que je n’ai pas eu de relation de couple officielle et sérieuse.
Mes ami(e)s aiment ma compagnie et je sors toujours bien soignée, bien peignée, maquillée et habillée, je suis sociale et sociable à mes heures, j’étudie à l’université dans un programme contingenté, j’ai de l’ambition.
Un problème jusque là? Non, je ne crois pas.  

 
Quand je dis que je suis célibataire depuis quatre ans, des fois on me regarde avec des gros yeux comme si j’avais une maladie étrange ou que j’étais une bête de foire. Suis-je la femme à barbe? «Ayoye comment tu fais? J’serais pas capable!». C’est subtil… mais c’est blessant. En 2015, c’est signe de «losité» être célibataire faut croire..
 
À chaque fois, je leur dis que je ne suis pas prête à sauter sur le premier venu, que je suis capable d’attendre LE bon. Un gars ,comme j’aime dire :  GENTIL, INTELLIGENT, BEAU avec un soupçon de caractère comme je les aime et indépendant. Malheureusement, ce genre de gars, c’est souvent des bads boys et j’aime les bads boys. J’imagine que c’est de ma faute? 
 
Mes quatre années de célibat sont parsemées de fréquentations dont deux relations fuck-friend que j’ai jamais voulu avoir, même si j’étais amoureuse des deux gars sans l’ombre d’un doute. Ces deux relations ce sont très mal finies. Parce que je n’ai jamais voulu avoir de fuck-friend, mais le gars trouvait quand même un moyen de «guesser»
 
Ce que je trouve le plus difficile, c’est que lorsqu’on m’aborde, très souvent, c’est pour avoir que des relations sexuelles et pourtant que je ne crois pas faire exprès. Je ne les cherche pas, que ça soit sur un site de rencontre ou dans la «vraie» vie.
Ils sont là. Les gars qui veulent juste du cul.
 
Récemment, un autre gars qui a «guessé» même si je voulais clairement pas de fuck-friend. Je le lui avais dis. Il y avait plein de signes qu’il s’intéressait à moi :  il m’écrivait souvent et disait qu’il avait hâte de me voir, me collait, on riait, on passait du bon temps. J’ai même déjà passé deux heures à lui parler au téléphone. Je me disais que je devais surement lui manquer?! Peut être avait-il changé d’avis sur ce qu’il m’avait dit? Ça se peut!
Il m’avait dit qu’il ne voulait pas de sérieux au début. Après que je lui avais avoué que j’avais un début d’attachement, il m’a dit que je ne devais pas, que ce n’étais pas réciproque. J’ai donc pris mes distances, mais j’ai quand même décidé de le recontacter pour avoir de ses nouvelles parce que c’était un ami. Durant notre conversation, il m’a dit «comme si ça me faisait de quoi» que j’avais pris mes distances… La peine que j’avais éprouvé durant son absence, s’est transformée en une froide amertume. Je ne valais rien faut croire. Un autre narcissique…
 
Suis-je victime d’une nouvelle mode? Les fréquentations où on ne veut rien de sérieux? Je trouve ça lâche. Comme s’il ne voulait pas aimer en retour!
Je veux que tu m’aimes, mais moi non.
Non mais quel égoïsme! Y’a ben des limites à utiliser les gens!
 
Je vois une thérapeute, ça m’aide à comprendre mes frustrations, mes peines, mes vieux bobos, mais j’ai pas d’espoir. À 22 ans je pense déjà à faire le deuil de ma vie amoureuse. Je suis découragée par ce que je vois et ce que j’entends des autres relations de couple. Est-ce possible de vivre une relations sans complication? Est-ce possible de trouver un homme  INTELLIGENT, GENTIL, BEAU avec un caractère comme je les aime et indépendant? Je sais que j’ai pas 44 ans, mais j’ai peu d’espoir…
*****
Je continue de recevoir vos histoires et chacune me touche à sa façon, chaque fois. Alors continuez de m’écrire, ça fait du bien à tout le monde, à ceux qui lisent comme ceux qui écrivent.  N’oubliez pas  que quand on couche son histoire sur papier, ça fait un bien fou, ça permet de la sortir un peu de nous…
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26 pensées sur “L’amour en deuil

  • 06/03/2015 à 14:29
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    Si l’espoir est perdu à 22 ans, imagine à 51 ans. J’émets une hypothèse. Peut-être subis-tu l’influence de tes amies, comme si tu n’étais rien parce que tu es célibataire et que tu dois être en couple pour être « respectable ». Moi aussi, j’ai commencé à consulter il y a un peu plus de deux ans. J’ai compris d’où venaient certains de mes problèmes.

    Peut-être devrais tu faire comme moi, te trouver une activité qui t’intéresse ou te passionne, où tu peux rencontrer des gens des deux sexes. Tu développes des relations avec des hommes et avec des femmes. Évidemment, tu vas avoir plus d’affinités avec certaines personnes. Et ne le fait pas dans le but de trouver l’amour, mais pour être bien dans ta peau: tu vas peut-être avoir l’impression d’avoir trouvé quelque chose où exprimer tes sentiments, tes émotions.

    Au moins, même si ça n’a pas marché, tu as eu la chance d’être en couple!

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  • 06/03/2015 à 17:25
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    même si tu n`as que 22 ans je me suis dis la même chose cette semaine sauf que j`en ai 45 …et célibataire depuis 7 ans entremêlées de relations plus ou moins fructueuses.J`en arrive à croire que l`amour en guerre est bien plus populaire et j`y renonce.Oui je serais tentée de te dire que tu as toute la vie devant toi même si tu ne veux pas l`entendre.Dis-toi qu`au moins ton corps te suit et qu`à 45 ans on rajoute l`effet mature à notre situation.J`aimerais être optimiste mais…Par contre je le suis pour toi et surtout souviens-toi de ne jamais aller en bas de ce que tu vaux …au contraire vise le sommet!!

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  • 06/03/2015 à 18:32
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    C’est bien triste de lire ces lignes, mais malheureusement, des gars qui ne veulent qu’une partie de jambes en l’air est de plus en plus courant et risque de ne pas s’en aller en diminuant. Je trouve ca un peu triste, cependant, qu’a 22 ans elle semble vraiment se préoccuper plus de ça que de sa carrière. À son âge, je me concentrais sur obtenir mon premier emploi, acquérir de l’expérience, m’établir pour pouvoir faire des plans d’avenir. Le piège qu’il faut éviter est de devenir workaholic (parce qu’apparemment, ça intimide les hommes…). En se concentrant sur son réseautage professionnel, elle rencontrera peut-être des gens qui ont plus de choses en commun avec elle, donc avec un peu de chance, des gens qui recherchent une relation sérieuse. On aimerait penser qu’en refusant de participer au phénomène, on contribuera à ce qu’il recule…malheureusement, peu importe à quel point on se bat contre le courant, il y aura toujours une fille en manque d’attention pour donner à ces hommes ce qu’ils veulent…avec les téléphones intelligents, une « petite vite » est toujours à la portée de leur doigts, et ils n’ont même pas à payer pour…pourquoi ils arrêteraient? C’est triste à dire, je sais. Mais à en parlant ouvertement, peut-être que ces hommes-la finiront par avoir honte de leurs gestes et prendront davantage conscience que leur manque d’engagement est en train de transformer les relations hommes-femmes, et ce, pour le pire. Je suis, dans un autre ordre d’idée, un peu froissée de lire qu’elle n’a « pas 44 ans », comme si, à 44 ans, la vie d’une femme est finie. Sérieusement??? Je veux pas la décevoir, mais même les hommes plus vieux font la même chose…J’ai passé la plus grande partie de ma 30aine célibataire, et j’ai eu des relations plutôt houleuses dans ma vingtaine. Bref. J’en ai une perspective assez négative et ai longtemps arrêté de croire en l’amour…ou du moins que je le méritais…on m’a un jour dit: « y’a 2 catégories de femmes: celles que tu veux baiser, et celles que tu veux marier ». Il semble que je tombe dans la première catégorie…

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    • 07/03/2015 à 18:05
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      Je vous lis et moi j’ai 38 et ça fait 8 ans et 4 mois que je suis célibataire et dans votre situation… La même… et sans prétention je suis une très belle femme comme vous… Je pense que c’est juste une nouvelle mode… La génération du jetable…

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    • 11/03/2015 à 13:25
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      «Je trouve ca un peu triste, cependant, qu’a 22 ans elle semble vraiment se préoccuper plus de ça que de sa carrière.»

      Franchement puis-je savoir sur quoi tu te bases pour dire ça? Pour qui tu te prends sérieusement de d’insulter quelqu’un que tu ne connais pas comme ça? Bien sûr que je me concentre sur ma carrière! Comme si, n’avoir vécu que des mésaventures en amour font de moi une putain! Comme tout le monde, j’ai des besoins affectifs à combler parallèlement bien sûr je focus sur ma carrière…

      OSTI D’ABRUTI.

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      • 06/01/2017 à 08:02
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        Parmi plusieurs commentaires, la plupart vont te répondre: je me suis reconnu dans ton histoire; en faite, c’est le but; nous voulons partager avec les autres nos histoires qui se ressemblent…mais, malheureusement, il y aura toujours « une exception »…cet « abruti » comme tu le dis, qui a le don de faire gâcher ta bonne humeur et te fait grincer des dents. C’est ben plate! C’est l’inconvénient des posts publics…hélas! Le jugement est trop facile et gratuit.

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  • 06/03/2015 à 19:20
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    Merci d’avoir partager!
    A l’aube de la trentaine, cela fera 5 ans en Mai que je suis celibataire. Et je l’entend aussi « ayoye… Comment tu fais?  » j’ai meme entendu des rumeurs ou on insinue que je ne serais pas hetero puisque je n’ai pas eu de chum depuis 5 ans.
    Une des pires:  » pourtant t’es pas laide !? » Comme si ca ne dependait que de ce point… Et comme si le fait que je n’ai eu de declic avec personne ne pouvait pas etre plausible.
    Je suis une hopeless romantic ! Alors je ne veux pas perdre espoir mais ca fait du bien de savoir, que ce n’est pas qu’a moi que ca arrive 😛

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  • 07/03/2015 à 00:29
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    Salut,

    Je te comprends bien, j’ai 30 ans, presque 31. À pratiquement 10 ans d’écart avec toi, je vis les mêmes problèmes. Quoique… à mon âge, ça y’est, c’est le festival des bébés! En rêve, en cours de fabrication, en voie d’arriver, en vrai de vrai… Toutes des petites familles heureuses autour de moi, et même si je suis la plus dévouée et comblée des Super Nanny (et la seule célibataires de mon entourage)… ça me fait mal tout ce bonheur. Difficile de toujours se réjouir pour les autres quand il faut célébrer pour eux tout ce que j’avais voulu et prévu et dont je n’ai même plus l’ombre maintenant.

    Il y a 5 ans, j’ai mis un terme à une relation de 9 ans (c’était nécessaire! ). Mon retour dans le monde du célibat à fessé fort comme on dit… à croire que tous les bons gars qui nous conviendraient parfaitement sont déjà pris et qu’il ne reste que des étranges ou des gars qui ont la fameuse maladie dont tu parles: le « no strings attached ». Cela résume d’ailleurs toutes mes fréquentations depuis ma séparation….

    Pourtant, je m’accroche, je me dis que coudonc… si j’existe et que je suis merveilleuse, pétillante, intelligente, drôle, pis tout le kit… mais surtout, que je suis célibataire, visible sur plusieurs sites de rencontres, que mes amis ont aussi les yeux ouverts pour moi… il doit bien exister mon équivalent masculin quelque part là! C’est mathématique non?! ….. Il est juste ben caché! … Oui, oui, c’est sûrement ça.

    Bref, je suis à un moment de ma vie où j’ai l’impression qu’en ayant mis fin à ma relation longue durée, j’ai aussi mis un point final à ma vie amoureuse stable, car la plupart des hommes célibataires d’aujourd’hui (et beaucoup de femmes aussi il paraît) ont pris goût au magasinage d’amoureux en série. « Ça fitte pas parfait, parfait (dans le sens: l’autre ne se plie pas à mes désirs, mon horaire, mon caractère, mes goûts, etc…) ben là, NEXT! »
    Et je dirais, comme toi, que la plupart ne vont même pas jusqu’à s’attacher un peu et à s’engager clairement. Je suis peut- être vieux jeu, mais ce constat me déprime totalement…

    Oui, tout ça me désole, autant pour ma vie amoureuse de marde actuelle que pour le futur des couples de demain. Disons que, je confirme, c’est pas fort, fort…

    Mais….. malgré tout, je ne peux pas empêcher mon positivisme de me marteler :
    Courage! Patience! Espoir! Joie!
    Tout pourrait changer avec 1 seul « eye contact » hihi!
    Et en amour, on sait que tout est possible.

    Alors allez, regarde devant, continue à trier le bon grain du mauvais… un bon moment donné, tu trouveras bien le grain magique!
    (Ouf! Ça aurait pu déraper cette analogie.. hihi! 😉 )

    Go, souris et lâche pas,
    Jo 😉

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  • 07/03/2015 à 17:19
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    Salut,

    Ça doit bien être la première fois que j’ose laisser un commentaire sur un site du genre. Mais, en ce moment, je ne fais que penser à ça, penser à ton histoire, penser à ce que moi aussi j’ai vécu, penser que ça pourrait peut-être t’aider. Parce que, je ne connais que trop bien cette situation et parce que, moi aussi, à 21 ans, j’avais fait le deuil sur ma vie amoureuse.

    Je n’avais jamais été en couple. 21 ans de célibat. 21 ans à me demander ce qui clochait chez moi, à me remettre en question et à souffrir d’être toute seule. Pourquoi je me disais? Pourquoi pas moi? Mais aussi pourquoi je ne peux juste pas m’en foutre et passer à autre chose?

    J’ai toujours voulu une relation sérieuse. Pour moi l’amour c’était simplement de trouver quelqu’un qui veut être à mes côtés, quelqu’un qui veut partager ce que je vis, parce qu’il tient à moi. C’est tout. Sauf que la vie, c’est pas comme ça. Et ça fait toujours brutalement mal de le découvrir.

    Je cherchais ça, cette simple description de l’amour. Quand j’ai commencé à avoir de l’attention des gars, je me suis vite rendue compte que personne n’avait cette définition là. Je m’en suis fait passé des belles. «Je ferais tout pour toi», «Mon rêve c’est de pouvoir me réveiller chaque jour à tes côtés» ou encore « T’es la personne la plus extraordinaire que j’ai jamais rencontré», je les ai toutes entendues. Puis, comme je disais non au sexe le premier soir, bien, plus rien. Alors j’ai arrêté d’y croire. J’ai eu aussi les gars que je côtoyais souvent, comme à l’école, avec ceux que je parlais des heures, qui m’envoyaient des textes à en plus finir et qui me demandaient toujours si je serais là au prochain party. Et alors, une fois que ça devenait plus sérieux, ils disparaissaient comme des fantômes. Ou allaient voir une autre fille et finissaient avec elle.

    C’est dans cet état d’esprit que j’ai rencontré mon premier chum, soit le seul à qui, quand j’ai refusé de coucher avec la première nuit, a fini par me rappeler comme deux semaines après. J’avais 21 ans. J’ai passé les 8 prochains mois en couple avec, ce qui ont été les 8 mois les plus misérables de ma vie. Parce qu’il n’était pas prêt à être en couple, parce que tout était toujours de ma faute et, parce que, j’y croyais que tout était de ma faute comme je pensais qu’il était unique d’avoir accepté d’être en relation avec moi. Mais je le remercie d’avoir été là, parce que c’est ce qui m’a permis de changer la donne.

    Je l’ai laissé. Je suis partie. Parce que j’en avais assez. Et tu sais quoi? Ça a tout changé. Parce que là, j’en voulait pu de chum. Je ne voulais plus rien savoir. J’avais vu ce que c’était d’attendre et d’en vouloir un, j’avais vu ce que c’était d’en avoir un tout croche et mon dieu que je ne voulais plus jamais retourner là. Plus jamais.

    Alors, je me suis fait le plus beau cadeau du monde: je suis devenue égoïste. Purement et simplement, la seule personne à qui je pensais était moi. Moi et mon bonheur, mon bonheur à moi. J’ai arrêté de me forcer à sortir quand j’en avait pas envie juste parce que «on ne sait jamais». J’ai arrêté de ne pas m’arranger quand je n’avais pas envie de m’arranger. J’ai arrêter de faire attention à ce que je disais, à comment je paraissais. Je chantais à tue tête quand bon me semblait, je mangeais ce que je voulais et je Netflixais ma vie au lieu d’enfiler des talons. Je voyais mes amis quand je voulais, à l’heure que je voulais, peu importe les autres événements sociaux. Je ne pensais qu’à une chose: comment est-ce que JE pouvais me faire plaisir. J’étais invincible. Je souriais à pleine dents.

    Et puis un jour, il y a eu ce gars. Je rencontrais encore des gens, mais purement au hasard, je ne forçais pas à parler à des inconnus, je suivais simplement le cours des choses. Dans un party, j’ai parlé à ce gars, parce qu’il était en train de montrer un truc sur son téléphone qui impressionnait tout le monde. Pour faire vite, on finit par s’échanger nos numéros. Par la suite, ce gars, il m’invite à plein de trucs. Pas de manière harcelante juste comme une fois de temps en temps, mais ça a duré longtemps. Et tu sais ce que je faisais? Moi je disais non. J’ai dû dire non une bonne trentaine de fois. Non, parce que j’avais pas envie. Non, parce que j’avais toujours de quoi à faire qui me plaisait plus sur le moment. Je n’avais rien contre lui -juste- je pensais à moi. Un jour j’ai eu envie d’aller au cinéma. J’avais congé le mardi soir, mais je n’avais pas envie d’y aller seule. Je l’ai donc invité, il a accepté et ça été une belle soirée. Rien de fou, juste bien, on a parlé et on a ri, sans plus. Il a continuer à m’inviter, j’ai continuer à dire non. Jusqu’à ce qu’un soir, où j’ai vraiment envie de jouer à un jeu vidéo et il possédait ce jeu. De fil en aiguille, on est devenu des amis, puis des amoureux. Je sors maintenant avec depuis 2 ans. C’est une relation tellement simple, tellement saine, mais surtout, tellement naturelle. On est ensemble, parce qu’on tient l’un à l’autre. On veut partager nos vies, c’est tout. Rien d’autre. Ça jamais été de grandes déclarations d’amour, de grandes promesses, de grands projets ou de grands discours. Juste lui et moi et notre vie commune.

    Bref, si je n’avais pas appris à être égoïste, à mettre mon bonheur à moi devant les dogmes de la société et mes insécurités, ça n’aurait pas marché. Si ce gars n’avais pas été assez persévérant, je n’en serais pas là. Je ne voulais que mon bonheur à moi, lui, il voulait aller chercher quelqu’un pour partager du bonheur. Les gars comme ça, ça ne court pas les rues. Mais il y en a. C’est juste pas ceux qui parlent le plus fort. Mais ils existent. Il faut juste pas les chercher. Faut juste pas les attendre. La seule chose que tu peux faire, c’est de te rendre toi heureuse. Ya rien d’autre qui compte de toute façon.

    Il n’y a pas de formule magique. La vie, par bout, c’est de la marde, et ya rien que tu puisses y changer. Mon histoire, c’est bien beau je sais, mais c’est pas un recette gagnante. L’amour, ça fait souvent plus mal que ça fait du bien, parce que c’est plein d’illusions. Et de faux-espoirs. Et d’attentes inassouvies. La seule chose que tu peux changer, c’est ton attitude par rapport à ça. Ça ne t’amènera pas nécessairement l’amour. Mais ça t’amène du bonheur à toi. Et c’est bien la seule chose sur laquelle tu as du contrôle.

    PS: La prochaine fois que te fais sentir que ta situation de célibat c’est «dur» «plate» «anormal» ou «triste», rappelle-toi juste ce que t’a traversé avec les autres tatas qui t’ont fait mal. Juste, rappelle-toi comment t’es bien avec toi en ce moment, sans ces attardés qui grugent ton énergie. Et souris. T’es la meilleure personne pour te rendre heureuse 🙂

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    • 10/03/2015 à 07:52
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      Wow un commentaire mature pour une femme de ton âge! C’est rafraîchissant! Quand on arrête de chercher son bonheur chez les autres, on peut espérer rencontrer une personne qui en fera partie sans être l’entièreté .
      Ce n’est pas la faute des autres si on est malheureux, si on est mal dans notre peau. Quand on le comprend, on s’attire d’autres genres de personnes autour de nous….. C’est tellement bon!
      J’ai 45 ans, cela fait plus de 4 ans que j’ai trouvé ma perle rare.

      Ce que je conseille à l’auteure de l’article, c’est qu’elle prenne vraiment soin d’elle,qu’elle soit patiente et qu’elle prenne toutes les expériences qu’elle vivra comme un apprentissage sur elle-même. Tu es l’actrice principale de ta vie, donne-toi le meilleur rôle!!

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    • 15/03/2015 à 21:22
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      Wow… Quel beau témoignage! Ça fait du bien de lire quelque chose comme ça! Je vais suivre ton conseil…

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    • 30/04/2015 à 01:12
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      Ah seigneur, j’espère sincèrement vivre une belle histoire comme ça un jour. C’est tellement facile de se dire d’être patiente, qu’on est jeune et bla bla bla, mais pourquoi les autres auraient droit à ce bonheur et pas nous hein? Pourquoi?!

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    • 01/05/2015 à 17:06
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      Allo!!
      Tellement vrai ce que tu ecrit, lamour arrive quand on appris a Se choisir en premier…..quelle beau texte !!!

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    • 08/06/2016 à 06:23
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      C’est exactement ce que je vis présentement!
      Je pense a moi, moi, moi. Je sors si j’en ai envie, je m’arrange si j’en ai envie….
      Plus de pression pour le:
      Je dois absolument rencontrer quelqu’un, ce soir, cette semaine, avant la fin de l’été.
      Je m’assume.
      Puis je me dit que le gars qui va en valoir la peine, va être patient, tenace et constant.
      Parce-que quand tu entre dans le coeur de quelqu’un, il ne t’oublie pas de si tôt.
      L’amour n’est pas un jeu, c’est plutôt une danse ou chacun fait les pas et suivent le rythme.
      Ça se fait a deux.

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  • 08/03/2015 à 21:36
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    wow j’ai adoré le dernier commentaire de « stephpoire » ….Les mots justes..
    Le plus difficile dans tout cela c’est d’être bien avec soi. Le point de départ est là.
    Cela peut parfois aller vite ou être long mais c’est un passage obligé pour faire une rencontre.
    « stephpoire » merci pour ton commentaire!!!
    Élyse

    Répondre
  • 10/03/2015 à 16:01
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    si jeune et désabusée !?

    J’ai un fils de 21 ans et il n’a pas d’amoureuse (en a déj eu une qui lui a brisé le coeur) mais il a des ‘amies’. Je trouve qu’il a la bonne attitude et il est honnête avec ses ‘amies’ (elles savent qu’ils ne sont pas en couple).
    C’est si jeune pour s’attacher, pour bâtir une vie.

    J’ai eu mon premier ‘vrai’ amoureux à 24 ans, c’était qq’un d’important et avec qui j’ai vécu de belles années. Un autre dans la 30taine, devenu mon mari et père de mes enfants.
    Redevenue célibataire à 48 ans, j’ai profité de la vie, apris à revivre seule (avec mes enfants), appris à me connaitre à savoir ce que j’avais envie pour les années à venir. Rencontré des ‘ploucs’ puis un homme merveilleux.avec qui je vis de bons moments.

    Vrai que c’est beau d’être en amour mais parler de deuil à 22 ans !!! alors que la vie est devant soi, c’est y aller un peu fort.
    C’est comme écrire sa biographie à 22 ans!

    Comme dirait ma mère, chaque torchon trouve sa guenille il suffit d’être patiente et le bon torchon se présentera un jour.

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    • 12/03/2015 à 09:35
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      Bonjour Marie, si vous me le permettez, j’aimerais changer ce dicton qui me semble un peu négatif. Pourquoi ne pas plutôt dire « Chaque diamant trouve son écrin »? Je trouve cela plus beau et ça se rapproche plus de l’amour.

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      • 13/03/2015 à 10:20
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        Sylvain,
        Je ne suis pas très fleur bleue 😉

        je préfère le classique guenille et torchon hihihihi!

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  • 23/03/2015 à 13:22
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    J’ai tellement l’impression d’avoir écris ce texte, c’es rassurant de savoir que je ne suis pas seule dans mon bateau…6 ans célibataire à 29 ans tu te fais traité de vieille fille, de lesbienne refoulée….ya rien que je n’ai pas entendue… »comment ça une belle fille de même encore toute seul… ». Je dois m’avouer désillusionnée moi aussi….Juste au moment ou j’avais perdu espoir en l’amour j’ai décidé de me faire une bulle bien à moi et d’y croire à ma façon, de croire que je l’aurai ma belle histoire à moi, que je ne contenterai plus d’histoire de cul avec des narcissique fini…et j’ai finalement rencontré quelqu’un!! Mais malgré tout rien n’est gagné d’avance…à l’amour comme la guerre!!!!

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  • 06/06/2015 à 10:03
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    J’ai lu ton texte.

    Tu dis chercher:
    « Un gars … GENTIL, INTELLIGENT, BEAU avec un soupçon de caractère comme je les aime et indépendant … j’aime les bads boys. J’imagine que c’est de ma faute? »

    Et oui, c’est entièrement de ta faute. Et tu souhaites un petit bonheur tranquille avec ça? C’est d’une incohérence typiquement féminine!

    70% des gars sont des garçons « trop gentils » et ennuyants, 15% sont des leaders dominants, et 15% sont des badboys dominants. Tous te rendront malheureuse à leur façon:

    Tu as le choix entre l’ennui, l’absence/soumission, ou t’écraser brutalement au bas de montagnes russes.

    Cheminement typiquement féminin: une femme brûle ses ailes avec des mauvais garçons, s’ennuie à mourir avec un mari trop gentil, et finit par le tromper avec son patron.

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    • 09/06/2015 à 08:08
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      Wow, donc il y a 3 types de femmes et elles sont toutes un peu connes si je comprend bien????
      Je publie ce commentaire pour rappeler aux femmes qu’il y a des hommes qui pensent comme ça, pas parce que je suis d’accord, au contraire…

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  • 08/06/2016 à 06:09
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    J’ai 52 ans et célibataire depuis 3 ans., mais j’imagine bien ce que c’est quand tu as 22 ans.
    La pression sociale, celle des amies, de la famille.

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  • 04/03/2017 à 01:15
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    Anne-Marie Dupras,

    j’ai beaucoup aimé se que tu as écrit oui vraiment et moi j’ai 43 ans seul depuis 10 ans et j’ai même perdu l’appentis sexuelle oui sérieux mais je garde espoir qu’un jour Anne-Marie qu’une femme me monteras le bon chemin et je te le souhaite aussi parce que tu sait personne ne devrais être seuil

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  • 12/06/2017 à 21:14
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    Wow! Même constat chez les 50-60 ans.
    On veut des relations sans attaches.
    Mais peut-on bafouer des sentiments? Question que je me pose.
    Peut-on vraiment décider ?
    Quand on se plait en compagnie d’une personne, il y a forcément des sentiments envers cette personne..Donc attachement.
    Relations sans attache, je n’y crois pas.On disparait simplement du décor quand on sent attachement. Mais pourquoi au juste? Avons nous a ce point peur d’aimer? En réalité on se prive peut-être de quelque chose de bien, par peur de souffrir.

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    • 19/06/2017 à 07:22
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      Anonyme, j’aime votre dernière phrase: En réalité on se prive peut-être de quelque chose de bien, par peur de souffrir. J’aurais envie d’ajouter: dans ce cas-là, pense-t-on vraiment qu’on ne souffre pas en s’empêchant d’aimer, en s’empêchant de prendre la chance de vivre une belle histoire, une belle aventure?

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