Foudroyant manege

Encore une fois, voici le texte d’une fan de la page. Montez dans le manège et attachez-vous…

Mais pas trop!

***

Nous étions dans cette étreinte post-sexe, ce moment précis où nos corps s’emboîtaient parfaitement en silence.

Ce soir là, sans préambule, sans motif, je t’ai posé une question toute simple;

‘’As-tu déjà eu un coup de foudre, le vrai?’’

Ta réponse fut immédiate, une fois tu disais. En me citant avec qui, quand, comment. Trop de détails que j’aurais possiblement préféré ne pas savoir puisque LA personne, ce n’était pas moi…

Ensuite, tu m’as finalement demandée; et toi? Après un silence réfléchi, j’ai répondu; oui, toi. Ton étonnement était palpable. Je pouvais le sentir, le voir, le toucher. Tu l’ignorais jusqu’à ce jour. Peut-être préférerais-tu ne pas voir. Un populaire dicton dit; ‘’Il y en a toujours un qui aime plus que l’autre’’, et j’étais celle-là. Mon amour te semblait plus grand que nature. Il te faisait autant peur qu’il pouvait t’enivrer & te transporter. Tu étais cette personne qui m’avait déclenché un tremblement de terre au cœur, à l’âme.

Sur l’échelle de Richter, j’avais plafonné à 9 lorsque je t’avais vue pour la première fois. Tes yeux m’avaient galvanisé à la seconde où ils se sont campés sur moi. Ton sourire est venu raviver une parcelle dormante de mon bonheur intérieur. Cette vertigineuse catastrophe naturelle m’avait aspiré dans une montagne russe d’émotions. Tu étais plus qu’un 5 secondes d’apesanteur. Tu étais mon euphorie perpétuelle. Je me suis laissée emporter, sans frein, sans ceinture de sécurité, les yeux fermés. Puis un jour, tu as brutalement quitté le manège alors qu’il était en pleine ascension. Je me suis retrouvée seule, dépourvue, je suffoquais. J’étais là-haut, submergée par la peur & le vertige. J’anticipais la douloureuse chute libre qui viendrait lorsque je daignerais ouvrir les yeux. Je commence tout juste à les ouvrir, sans savoir si j’ai finalement atteint le sol. Telle une ville ravagée par un séisme, mon cœur s’est éparpillé dans tous les petits recoins de notre histoire. Chaque fragment est allé se creuser un nid dans nos divers souvenirs. Le courant engendré par mes larmes a provoqué une inondation hors de contrôle.

Le goût amer & nauséeux est encore bien présent, mais j’ose croire qu’il s’estompera. Et si un jour on me demande à mon tour; ‘’As-tu déjà eu un coup de foudre, le vrai?’’ Je devrai dire oui, une seule fois.

Je n’aurai pas envie d’élaborer puisque qu’importe les mois, les années qui se seront écoulés, la blessure sera encore vive & gisante d’amertume

Non pas sans avoir une pensée envers toi, qui m’a foudroyée & électrisée.

Krystel Boucher

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