Cultiver sa plate-bande de bonheur toute seule…

Une des clés du bonheur quand on est célibataire, c’est de ne pas attendre d’être en couple pour être heureux. On le sait, on le répète souvent, mais vous savez comme moi qu’entre le dire et le faire, il y a ce qu’il y a aussi souvent entre la photo sur le site de rencontre et la réalité : toute une différence ;).

Voici donc le texte d’une des fans du blogue qui exprime très bien cette réalité et qui saura, je l’espère bien, vous inspirer 🙂

******

J’avais fait un premier texte pour le blogue de MVADM en décembre dernier où je parlais de cultiver la résilience avec du compost… J’ai eu envie de récidiver quelques mois plus tard avec l’art de cultiver son bonheur seule.

Je n’ai jamais été célibataire, sans amoureux, sans amant, sans flirt pendant aussi longtemps de ma vie je crois. J’ai vécu, à la fin de l’été dernier, ma plus grosse peine d’amour à vie. Probablement le choix le plus déchirant de ma vie aussi, parce que oui, c’est moi qui suis partie de la relation. Parce que j’étais en train de couler, de m’éteindre. Malgré tout l’amour qu’il y avait entre nous.

Et peut-être parce que c’était mon choix, je n’ai pas eu envie de me changer les idées dans les bras d’autres hommes. Pas eu envie d’avoir de « rebound guy ». Pas envie de flirter pour me sentir belle à travers le regard d’un autre. Juste envie de me retrouver, moi, parce que j’avais l’impression que tout ce que j’avais imaginé dans ma vie venait d’éclater. Mon bonheur, j’avais d’abord envie de le rebâtir à l’intérieur de moi et pour moi.

L’automne a été pénible. Je me suis roulée en boule. J’ai dormi avec 4 oreillers dans mon lit pour le sentir moins grand. J’ai pleuré à en hurler. Je me suis isolée de mes amies. J’avais besoin d’être seule et d’absorber les contrecoups du tsunami qui était passé dans ma vie. Ma plate-bande de bonheur était toute piétinée, les racines des fleurs arrachées, bref, c’était pas beau à voir. Heureusement, j’ai deux petits êtres humains formidables qui illuminent ma vie à temps plein dans mon cœur, et une semaine sur deux dans ma vie. Et un travail qui me passionne! J’ai mis mes énergies sur tout ça, et j’ai laissé mon cœur vivre sa convalescence tranquille.

Puis peu à peu, j’ai commencé à me reconnecter à plein de choses que j’aime : lire, me promener en nature, faire de la photo, écouter des séries toute seule en mangeant sur le sofa, prendre un (trop) long bain, faire des siestes d’après-midi les week-ends, écrire, cuisiner, juste pour moi. Aller voir un spectacle toute seule, juste parce que ça me tente.

Et j’y ai pris plaisir. J’y ai trouvé du bonheur. Et surtout de l’amour. De moi. J’ai réalisé à quel point que ça faisait longtemps que je n’avais pas pris soin de ma petite personne. On le sait, la vie de maman, c’est demandant. Dans mon travail, je donne beaucoup aussi. Et avec mon ancien amoureux, j’ai probablement mis plus d’énergie dans notre relation à vouloir qu’il soit bien qu’à penser à mon propre bien-être. Et là, peu à peu, sans m’en rendre tout à fait compte, j’étais devenue MA priorité.

À petites doses, j’ai refleuri ma plate-bande de bonheur, toute seule comme une grande. Avec les fleurs que moi j’avais envie d’y mettre. Et surtout à apprendre à dire non quand quelqu’un avait envie de venir piétiner dedans. Du jamais vu dans ma vie!

Je ne pouvais pas m’imaginer à quel point tout ça serait bénéfique, de construire mon bonheur toute seule. Mais aujourd’hui, 10 mois plus tard, j’en mesure pleinement l’impact. Ma plate-bande de bonheur, elle me ressemble, elle est cultivée de ce que j’aime. Je n’ai pas attendu que quelqu’un vienne y contribuer pour la trouver belle, je n’avais pas l’impression qu’elle était incomplète, qu’il y avait des vides à combler et que j’attendais LE jardinier qui saurait l’illuminer. J’ai fait ça toute seule, pour la première fois de ma vie. Et je sais maintenant que si je permets à une personne de venir y jardiner avec moi, c’est parce qu’elle sera une belle dose d’engrais qui y ajoutera un plus, tout simplement!

La célibataire masquée

******

Et vous, comment cultivez-vous votre bonheur?

Suivez-nous sur

5 pensées sur “Cultiver sa plate-bande de bonheur toute seule…

  • 14/07/2017 à 10:24
    Permalink

    Moi, je cultive mon bonheur en faisant ce que j’aime, ce qui est devenu une passion sans que je m’en rende compte: la danse sociale. C’est intéressant de faire une activité avec des gens du sexe opposé dont le but n’est pas la rencontre: si ça arrive un jour, ce sera un boni!

    Étrangement, dans la danse sociale, on apprend à connecter avec notre partenaire, bien la traiter (je ne veux pas la blesser, je veux qu’elle aime danser avec moi), à prendre le « lead » pour les hommes, savoir bien indiquer à notre partenaire ce qu’on veut qu’elle fasse, à accepter de laisser l’homme « décider » pour la femme, à se faire confiance et à faire confiance à l’autre.

    Et certaines danses nous permettent, avec certaines partenaires qui se sentent à l’aise pour le faire, de faire preuve de sensualité, tout en sachant que ça n’ira pas plus loin.

    Répondre
  • 17/07/2017 à 09:53
    Permalink

    Je fais exactement la même chose.
    Au début de mon célibat, mes activités étaient principalement dirigées vers la rencontre, puis avec le temps j’ai appris a ne pas m’en faire avec cela.
    Y aller avec des activités qui nous plaisent avant tout, sans se soucier de l’impact que notre présence aura.
    J’ai trop vu de misérables revenir bredouilles ou sinon avec une déception de plus et un coeur brisé en bonus.
    Aujourd’hui chu tellement pas focusée sur la rencontre, que des gens me disent qu’un tel me fait de l’oeil mais que moi j’y vois rien.
    Chu rendue une myope de l’amour, faut me faire de grands gestes sinon je passe outre.
    🙂

    Répondre
  • 19/07/2017 à 07:33
    Permalink

    Whouah, quel beau partage d’expérience « La célibataire masquée » 🙂

    Bravo pour cette prise d’initiative et ce courage de reprendre ta vie en main. Notre bonheur ne doit pas dépendre entièrement d’une personne, c’est certain.

    Pourtant, les dernières études en neuroscience ont démontré que l’être humain est programmé pour aimer et être aimé. Nous avons ce besoin de nous connecter aux autres pour nous sentir en sécurité. Par conséquent, il est important de construire des relations saines et profondes pour s’épanouir dans la vie. Amis ou famille, le couple n’a pas l’exclusivité pour y arriver.

    Bravo encore pour ton courage et bonne route pour la suite (plein de bonheur) 🙂

    Au plaisir.
    Morgan

    Répondre
  • 19/07/2017 à 13:10
    Permalink

    L’amitié et la fraternité a ses limites.
    en attendant………

    Répondre
  • 12/09/2017 à 14:55
    Permalink

    Je vis exactement ça en ce moment. J’ai laissé mon amoureux il y a 2 mois parce que j’ai pris soin de lui pendant les 4 dernières années. J’étais sa « cheerleader » et je me suis fondue à ce qu’il attendait de moi. Je me suis complètement oubliée. Même si c’est moi qui est partie, le deuil est aussi difficile à faire. J’ai bien hâte d’arriver au moment où je pourrai enfin dire que je suis heureuse seule.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.